Tout savoir sur les réformes de l’emploi en 2026
Transparence salariale, congé de naissance, emploi des seniors, féminisation des instances dirigeantes évolution de l’entretien professionnel , des réformes attendues enfin votées !

Retour sur les principales réformes qui entreront en application en 2026, avec leurs échéances et leurs implications concrètes
Janvier – la loi Seniors 2026, nouveau cadre pour l’emploi des salariés expérimentés
Depuis début janvier 2026, les entreprises de plus de 1 000 salariés sont soumises à une obligation de seuil minimal de 5 % de salariés de plus de 60 ans dans leurs effectifs (Loi n° 2025-989). L’objectif est de clair renforcer le maintien en activité des salariés de plus de 55 ans. Si cette Loi n’est pas appliquée, les entreprises seront soumises à une pénalité financière de 1 % de la masse salariale.
Pour encourager l’embauche des seniors, de nouveaux outils sont introduits, à commencer par le contrat de valorisation de l’expérience, un CDI expérimental destiné aux demandeurs d’emploi de plus de 60 ans, assorti de modalités de rupture spécifiques liées à l’accès à la retraite à taux plein. Le budget 2026 prévoit également une enveloppe de 200 millions d’euros pour soutenir financièrement l’embauche de seniors en CDI.
Mars – place à la féminisation des instances de direction
À compter du 1er mars 2026, les entreprises de plus de 1000 salariés devront atteindre un seuil minimal de 30 % de femmes au sein de leurs instances dirigeantes et parmi leurs cadres dirigeants. L’objectif est de renforcer l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.
Juin – Transparence salariale : ce qui change en 2026
Cette réforme vise à lutter contre les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes. Elle s’impose pour toutes les entreprises du secteur public et privé, dès la phase de recrutement. Les formulations sur les offres d’emploi « selon profil » ne seront plus autorisées. Les salariés pourront demander des informations sur les niveaux de rémunération moyens sans pour autant accéder aux salaires individuels.
A noter également que les entreprises de 100 à 249 salariés devront publier chaque trimestre un rapport sur les écarts de rémunération. Pour les entreprises d’au moins 250 salariés ce rapport se fera mensuellement. Les sanctions : si écart de + de 5 % non justifié par des critères objectifs, des mesures correctives devront être mises en place.
Juillet – Nouveau congé de naissance : vers un meilleur équilibre vie pro / vie perso
Ce dispositif entrera en vigueur 1er juillet 2026 pour tous les parents dont l’enfant est né (ou dont le terme était prévu) à partir du 1er janvier 2026, sans condition d’ancienneté et sur la base du volontariat.
Il s’ajoute aux congés de maternité, de paternité ou d’adoption existants et permet à chaque parent de bénéficier d’un à deux mois supplémentaires, pris simultanément ou successivement, et éventuellement fractionnés.
Pendant cette période, le contrat de travail est suspendu et remplacé par des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale, estimées à 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second. À l’issue du congé, le salarié doit retrouver son poste ou un emploi équivalent, une rémunération identique, et bénéficier d’un entretien de parcours professionnel.
Octobre – Réforme de l’entretien professionnel : un pilotage renforcé des parcours et des compétences
A partir du 1er octobre 2026, l’entretien professionnel évoluera pour devenir un entretien de parcours professionnel. Sa périodicité passe de 1 an avec un état des lieux récapitulatif tous 8 ans. Son contenu, doit intégrer les perspectives d’évolution, la mobilité interne, la montée en compétences, la reconversion et l’adaptation aux transformations des métiers.
Précision : renforcement aux moments clés du parcours
La réforme renforce l’accompagnement aux moments clés du parcours du collaborateur, avec un entretien spécifique de mi-carrière, après la visite médicale dédiée, centré sur l’adaptation du poste et la prévention de l’usure professionnelle, ainsi qu’un entretien obligatoire pour les salariés approchant des 60 ans.
De nouvelles obligations de suivi et de traçabilité s’imposeront aux employeurs, via l’intégration des actions de formation dans la BDESE (Base de Données Économiques, Sociales et Environnementales). Les entreprises de moins de 300 salariés pourront s’appuyer sur le Conseil en évolution professionnelle ou leur OPCO pour préparer ces rendez-vous.

Le repas à 1 euro dans l’ensemble des restaurants Crous, pour les étudiants à partir du 4 mai 2026 ·










